Au Nom d'Allah, le Gracieux le Miséricordieux


Jeunes Musulmans qui croient au Messie Promis, Mirza Ghulam Ahmadas

Sermon du vendredi 20 septembre 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

 Le premier des compagnons de Badr que j’évoquerai aujourd’hui se nomme Yazid Bin Rouqaych. Il appartenait à la famille Banou Asad Bin Khouzayma de la tribu de Qouraych et était l’allié des Banou ‘Abd Chams.

Selon certains il se nommait Arbat : mais ce récit n’est pas authentique. Son père se nommait Rouqaych Bin Riyab ; son nom d’emprunt était Abou Khalid. Yazid avait participé à la bataille de Badr, celle d’Ouhoud, celle du fossé et à toutes les [autres] batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Yazid avait tué ‘Amr Bin Soufyan de la tribu de Tay’ lors de la bataille de Badr. Un de ses frères se nommait Sa’id Bin Rouqaych : il avait émigré à La Mecque avec les membres de sa famille et faisait partie des premiers émigrants.

Un des frères de Yazid se nommait ‘Abdour Rahman Bin Rouqaych : il avait participé à la bataille d’Ouhoud.

Une des sœurs de Yazid se nommait Amina Bint Rouqaych : elle avait embrassé l’Islam au tout début à La Mecque. Elle avait aussi émigré à Médine avec les membres de sa famille.

Yazid est tombé en martyr au cours de la bataille de Yamama en l’an douze de l’Hégire.

Voici quelques détails à propos de cette bataille, quoique j’en aie fait mention brièvement dans le passé.

La bataille de Yamama a eu lieu au cours du Califat d’Abou Bakr, en l’an onze de l’Hégire. Certains historiens pensent qu’elle a eu lieu en l’an douze. Cette bataille a été menée contre Mousaylama le Menteur à Yamama. Abou Bakr avait envoyé Ikramah Bin Abou Jahl à la tête d’une armée pour le combattre. Comme renfort il a ensuite envoyé une autre armée avec à sa tête Chourahbil Bin Hasana. ‘Ikrama avait déjà entamé la bataille contre Mousaylama avant l’arrivée de Chourahbil, afin de clamer la victoire, mais il a été vaincu. Chourahbil s’est arrêté lorsqu’il a eu cette nouvelle en cours de route. ‘Ikrama a envoyé son rapport à Abou Bakr et celui-ci lui a commandé de ne pas retourner à Médine dans cet état afin de ne pas susciter la couardise dans les cœurs des gens ; il devait se rendre avec son armée à Oman et à Mahra afin d’y combattre les rebelles. Par la suite, il devait partir combattre les rebelles du Yémen et de Hadramaout. Abou Bakr a demandé à Chourahbil d’attendre l’arrivée de Khalid Bin Walid, qu’il avait envoyé pour combattre Mousaylama en compagnie d’un grand nombre de Mouhajirine et d’Ansar. Thabit Bin Qays était à la tête des Ansar ; Abou Houzaifa et Zayd Bin Khattab étaient à la tête des Emigrants. Chourahbil a entamé le combat contre Mousaylama avant l’arrivée de Khalid et il a été mis en déroute. Pour aider Khalid, Abou Bakr a envoyé en renfort une armée sous la direction de Salît afin de protéger ses arrières contre toute attaque.

Abou Bakr avait l’habitude de dire : « Je ne souhaite pas utiliser les compagnons de Badr. Je préfère qu’ils puissent rencontrer Dieu avec leurs bonnes œuvres. Grâce aux bénédictions découlant de leurs personnes et des gens pieux, Allah dissipe mieux les malheurs en lieu de demander leur aide. »

Mais en raison de certaines contraintes, ils ont dû prendre part à ces batailles. Or, le Calife Oumar, quant à lui, avait une opinion contraire. Il enrôlait les compagnons de Badr dans différentes armées et les utilisait pour d’autres tâches. Les musulmans étaient au nombre de 13 000 lors de la bataille de Yamama et l’armée de Mousaylama disposait de 40 000 soldats. L’armée de Mousaylama comprenait un certain Nahâr Al-Rijal Bin ‘Ounfouwa. Celui-ci était parti voir le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) pour apprendre le Coran et la religion. Il s’est joint par la suite à Mousaylama le Menteur. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait envoyé ce Nahâr comme éducateur pour les gens de Yamama afin de répliquer à la déclaration de prophétat faite par Mousaylama. Mais une fois sur place il est devenu un apostat. Il a menti en témoignant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) aurait déclaré que Mousaylama partageait avec lui la Noubouwwah (le prophétat), qu’Allah nous en préserve ! Dans le passé, comme aujourd’hui, lorsqu’on devient un apostat on profère toujours pareils mensonges. L’apostasie de ce Nahar avait eu un plus grand effet que la déclaration de Mousaylama sur les Banou Hanifah, la tribu de ce dernier, étant donné que Nahar avait été envoyé pour les éduquer. Tout le monde a accepté son témoignage et ils ont voué obéissance à Mousaylama. Il lui a demandé d’écrire une lettre au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) affirmant qu’ils étaient prêts à le soutenir s’il le rejetait. Cette annonce de rébellion était la cause de la bataille. Abou Bakr a, par la suite, envoyé Khalid Bin Walid. Quand Mousaylama a eu connaissance de sa venue, il a campé dans la région d’Aqrabah et il a appelé les gens à l’aide. Ils ont répondu à son appel en grand nombre. Mouja’a Bin Mararah et sa troupe ont été interceptés par les musulmans en cours de route. Khalid a tué ses compagnons mais a laissé Mouja’a en vie, car il jouissait d’un grand statut au sein de la tribu des Banou Hanifah.

Chourahbil, le fils de Mousaylama, a enflammé les Banou Hanifa, la tribu de Mouja’a, en disant : « Montrez votre courage aujourd’hui. Si vous êtes vaincus aujourd’hui vos femmes seront réduites à l’esclavage et on profitera d’elles sans le mariage ! Montrez votre courage afin de protéger votre honneur et protégez vos femmes. »

La bataille a débuté : le drapeau des Émigrants est passé entre les mains de Salim Mawla Houdhaifa, tandis qu’il était auparavant entre ceux d’Abdoullah Bin Hafs, qui était tombé en martyr. Le drapeau des Ansar était entre les mains de Thabit Bin Qays. La bataille était d’une férocité que les musulmans n’avaient jamais connue auparavant. Les musulmans ont été battus en retraite et les Banou Hanifa ont avancé afin de libérer Mouja’a, qui avait été fait prisonnier par Khalid, et ils sont partis dans la direction de sa tente, dans laquelle se trouvait d’ailleurs l’épouse de ce dernier. Ils ont tenté de tuer la femme de Khalid, mais Mouja’a a déclaré qu’il lui accordait sa protection et qu’ils ne devaient pas la tuer. Mouja’a leur a demandé de s’attaquer aux hommes et il est parti en détruisant la tente. La bataille faisait rage et la tribu des Banou Hanifah a lancé l’assaut de concert. Ce jour-là, les musulmans et les mécréants ont eu le dessus à tour de rôle. De grands compagnons à l’instar de Salim, Abou Houdhaifa et Zayd Bin Khattab sont tombés en martyr. Lorsque Khalid a vu la situation des musulmans, il leur a demandé de se séparer en tribus distincts, afin de pouvoir jauger les pertes et afin de savoir d’où venaient les attaques. Les musulmans se sont mis en rangs se disant qu’ils avaient honte de prendre la fuite ce jour-là. C’est-à-dire que leur condition était pitoyable : les musulmans n’avaient pas connu de jour pire que celui-là. Mousaylama n’avait pas bougé de sa place, au beau milieu des mécréants. Khalid a compris que la bataille ne prendra fin qu’avec la mort de ce dernier. Khalid a avancé pour se battre : il a lancé le cri de guerre qui était « Ya Muhammad ! » Tous ceux qui descendaient sur le champ se bataille était tués. Les musulmans se sont ragaillardis et lorsque Khalid a appelé Mousaylama ; celui-ci a pris la fuite et il est parti se réfugier dans son verger avec ses compagnons, renfermant le portail derrière lui. Les musulmans ont entouré le verger et Bara’a Bin Malik a demandé aux musulmans de l’aider à escalader le mur. Il était en effet très brave. Les musulmans ont refusé, mais Bara’a a insisté qu’ils le fassent pénétrer dans le jardin par un moyen ou un autre. Ils l’ont aidé à escalader le mur et une fois dans le verger il a ouvert le portail. Les musulmans ont pénétré dans le verger et une bataille féroce a éclaté de nouveau. Wahchi a tué Mousaylama : il s’agissait du même Wahchi qui avait tué Hamza, l’oncle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Selon un autre récit Wahchi et un Ansari auraient tous deux tué Mousaylama. Wahchi a jeté sa lance sur lui et l’Ansari l’a attaqué avec son épée. Ils avaient tous les deux lancé leur assaut au même moment. Wahchi disait par la suite qu’Allah seul savait le mieux qui lui avait donné le coup de grâce.

‘Abdoullah Bin ‘Oumar relate : « Quelqu’un a crié : « Un esclave noir à tué Mousaylama ! ». Ainsi, il y a une grande possibilité que ce fût Wahchi qui l'avait tué.

Khalid a tenté de trouver la dépouille de Mousaylama par l’entremise de Mouja’a. Celui-ci a dit à Khalid que les soldats qui avaient combattu les musulmans étaient empressés et sans expérience. La forteresse regorgeait de soldats aguerris, disait-il, et il faillait mieux conclure une trêve avec lui, sinon les musulmans allaient subir plus de pertes. C’était là une grande ruse de sa part. Khalid a tenté de signer la trêve avec Mouja’a en disant qu’ils leur laisseraient la vie sauve et qu’ils ne seraient pas faits prisonniers, mais que les musulmans prendraient possession de tous leurs biens. Mouja’a, en homme fort rusé, a dit qu’il partait rencontrer les gens de la forteresse leur demander conseil. Étant donné que Mousaylama a été tué, ils avaient perdu leur force mais les mécréants ont usé de subterfuges. Mouja’a est parti dans la forteresse où il n’y avait que des femmes, des enfants, des vieux et des faibles. Il a demandé aux femmes de porter des armures et leur a demandé de se tenir sur les remparts de la forteresse avec les étendards de la bataille jusqu’à son retour. Il est parti informer Khalid que les gens de la forteresse n’étaient pas prêts à accepter les conditions préétablies de la trêve, notamment qu’ils auraient la vie sauve et que les musulmans prendraient possession de leurs biens. Mouja’a a ajouté : « Certains sont apparus sur les remparts pour signaler leur refus et je ne peux répondre de leurs actes étant donné qu’ils ne sont pas sous mon contrôle. »

Khalid a regardé dans la direction de la forteresse où bondaient les soldats : qui étaient en fait des femmes qui s’étaient déguisées. C’était cela sa ruse. Les musulmans avaient subi des pertes lors de cette bataille terrible, qui avait été d’ailleurs longue. Ils souhaitaient remporter la victoire pour retourner rapidement. Sur ce Khalid a signé la trêve sur la condition qu’il prendrait possession de la moitié de l’or, de l’argent, des animaux et des esclaves. Selon un autre récit, la trêve a été conclue sur la condition qu’ils prendraient un quart des prisonniers. Lors de cette bataille 360 émigrants et Ansar de Médine ont perdu la vie en sus de trois cents autres musulmans. Les Banou Hanifa ont perdu 7000 combattants dans la plaine Aqrabah et 7000 autres dans le verger. Sept mille autres ont été tués dans la poursuite.

Lorsque l’armée est retournée à Médine, ‘Oumar a demandé à son fils ‘Abdoullah pourquoi il n’était pas tombé en martyr avant Zayd. Abdoullah a répondu : « Zayd a demandé le martyre à Allah et celui-ci lui a octroyé ce statut. J’ai aussi tenté de le mériter mais sans succès. »

Après le martyre de nombreux compagnons cette année-là lors de la bataille de Yamama, Abou Bakr a ordonné que l’on recueille [en un seul volume] le Coran afin qu’on n’en perde pas des parties. C’étaient là quelques détails sur la bataille de Yamama.

Le prochain compagnon se nomme ‘Abdoullah Bin Makhrama. Son nom d’emprunt était Abou Mohammad et il appartenait à la tribu des Banou ‘Amir Bin Louway. On le nommait aussi ‘Abdoullah Akbar et il était un des premiers musulmans. Son père se nommait Makhrama Bin ‘Abdil ‘Aziz et sa mère se nommait Bahnana Bint Safwan. Un des fils se nommait Masahik, dont la mère était Zaynab Bint Souraqa.

‘Abdoullah Bin Makhrama était l’un des tout premiers musulmans. Il a eu l’occasion d’accomplir deux émigrations : la première fois en Abyssinie et la deuxième à Médine. Selon Ibn Ishaq, ‘Abdoullah Bin Makhrama avait accompli le voyage en Abyssinie en compagnie de Ja’far. Younous Bin Boukayr al-Salami et Boukay ont relaté ce récit d’Ibn Ishaq sur l’immigration en Abyssinie. ‘Abdoullah Bin Makhrama a logé chez Koulthoum Bin Hidham lorsqu’il est arrivé à Médine et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a établi un lien de fraternité entre lui et Farwah Bin ‘Amr al-Ansari.

‘Abdoullah Bin Makhrama avait participé à Badr et dans toutes les autres batailles qui ont suivi. Il avait 30 ans lors de la bataille de Badr et 41 ans lorsqu’il est tombé en martyr lors de la bataille de Yamama durant le califat d’Abou Bakr.

‘Abdoullah Bin Makhrama souhaitait ardemment connaître le martyre. Il demandait à Allah de ne pas lui donner la mort tant qu’il n’avait pas reçu de blessures sur chaque joint de son corps pour la cause de Dieu.

Le jour de la bataille de Yamama, il avait en effet reçu des blessures sur ses joints et il en est décédé.

‘Abdoullah Bin Makhrama était aussi un grand adorateur de Dieu. Durant sa jeunesse, il priait beaucoup. Ibn ‘Oumar relate : « [Les jours précédant] la bataille de Yamama, j’étais en compagnie d’Abdoullah Bin Makhrama et Salim, l’esclave affranchi Abou Houdhaifa, et nous faisions tous trois paître les chèvres. » Elles appartenaient à l’armée et ils avaient pour responsabilité de les protéger.

« Mon tour pour m’occuper des chèvres est tombé le jour où la bataille a débuté. Lorsque je suis retourné j’ai vu ‘Abdoullah Bin Makhrama gisant blessé sur le champ de bataille. Quand je me suis approché de lui, il m’a demandé : « ‘Abdoullah Bin Oumar ! Est-ce que les jeûneurs ont rompu leur jeûne ? » En effet c’était le crépuscule et quand j’ai répondu à l’affirmative, il m’a demandé d’apporter un peu d’eau dans un bouclier afin qu’il puisse rompre son jeûne. Il jeûnait même au cours de la bataille.

‘Abdoullah Bin ‘Oumar est parti lui ramener de l’eau, mais ‘Abdoullah Bin Makhrama était déjà mort lorsqu’il est retourné.

Le prochain compagnon se nomme ‘Amr Bin Ma’bad. On dit qu’il se nommait aussi ‘Oumayr Bin Ma’bad. Son père se nommait Ma’bad Bin Azhar. Amr Bin Ma’bad appartenait à la branche des Banou Zoubaya de la tribu Ansarie des Aws. ‘Amr Bin Ma’bad avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud, et du fossé et à toutes les autres batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

‘Amr Bin Ma’bad était parmi ces compagnons qui s’étaient battus lors de la bataille de Hounayn : Dieu était leur pourvoyeur et ils s’étaient tenus aux côtés du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sans flancher.

‘Amr Bin Ma’bad relate : « Au cours de la bataille de Hounayn deux groupes de musulmans avaient pris la fuite et il n’y avait pas plus de 100 personnes en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

Il existe des divergences sur le nombre de compagnons qui s’étaient tenus fermement aux côtés du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : certains disent qu’ils étaient entre 80 et 100. D’autres affirment qu’ils étaient une centaine. En tout cas, ils étaient peu en nombre.

Le prochain compagnon se nomme Al-Nou’man Bin Malik. On le nommait aussi Al-Nou’man Bin Qawqal. Selon l’Imam Boukhari, il se nommait Ibn Qawqal. ‘Allamah Badr oud Din al-‘Ayni, l’exégète d’Al-Boukhari, déclare que le nom complet d’Ibn Qawqal était Nou’man Bin Malik Bin Tha’labah Bin Asram. En raison de sa filiation avec son grand-père on l’appelait Al-Nou’man Bin Qawqal.

Al-Nou’man Bin Malik était boiteux. Son père se nommait Malik Bin Tha’labah et sa mère se nommait ‘Amra Bint Ziyad : elle était la sœur de Moujazzar Bin Ziyad.

Al-Nou’man Bin Malik appartenait à la branche des Banou Ghanam de la tribu des Banou Khazraj des Ansar. Cette tribu était connue comme Qawqal. Selon Ibn Hicham, Al-Nou’man Bin Malik était connu sous le nom de Al-Nou’man Qawqal et selon Ibn Hicham il appartenait à la tribu des Banou Dad.

Dans un de mes précédents sermons j’avais expliqué la raison du nom Qawqal. Lorsqu’une personne demandait la protection d’un chef de Médine, on lui disait qu’il pouvait escalader la montagne autant qu’il le voudrait et qu’il serait en paix. C’est-à-dire qu’il pouvait partir librement, sereinement et sans crainte. Ceux qui accordaient ces protections étaient nommés Qawaqilah.

Selon Ibn Hicham, lorsqu’un chef accordait sa protection à une personne, il lui offrait une flèche en disant qu’il pouvait partir là où il le souhaitait. Tha’laba Bin Dad, le grand-père d’Al-Nou’man, était aussi connu comme un Qawqal. De mêmes, Ghanam Bin ‘Awf, le chef des Khazraj et Sa’d Bin ‘Oubadah étaient connus comme des Qawqals. Les tribus des Banou Salim, Banou Ghanam et Banou ‘Awf bin Khazraj étaient connus comme des Qawaqilah. ‘Oubadah Bin As-Samit était le chef des Banou ‘Awf.

Al-Nou’man bin Malik avait participé dans les batailles de Badr et d’Ouhoud : il est tombé en martyr lors de cette dernière. Il a été tué par Safwan Bin Oumayya. Selon un autre récit il aurait été tué par Aban Bin Sa’id.

Al-Nou’man Bin Malik, Moujazzar Bin Ziyad et ‘Oubadah Bin Hishas ont été enterrés dans la même tombe après la bataille d’Ouhoud. Lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) demandait conseil à ‘Abdoullah Bin Oubay Bin Saloul avant la bataille d’Ouhoud, Al-Nou’man Bin Malik a déclaré : « Ô Envoyé d’Allah ! J’entrerai certainement dans le Paradis ! » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a demandé : « Pourquoi cela ? » Al-Nou’man a répondu : « Parce que je témoigne qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et que vous êtes Son Prophète. Certainement je ne fuirai pas au cours de la bataille ! » « Tu dis vrai, » a répondu le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; et Al-Nou’man est tombé en martyr ce jour-là.

Khalid Bin Abi Malik al-Ja’di relate : « J’ai lu dans le livre de mon père qu’Al-Nou’man Bin Qawqal al-Ansari avait ainsi prié : « Ô Mon Seigneur ! Je jure qu’avant le coucher du soleil, je marcherai dans la verdure du Paradis avec mon pied boiteux. » Ainsi, il est tombé en martyr ce jour-là.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Allah l’Exalté a exaucé sa prière, car je l’ai vu [dans une vision qu’Il m’a montrée] en train de marcher dans le Paradis et il ne boitait pas. »

Abou Hourayrah relate : « Je suis parti voir le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) quand il était à Khaybar après la victoire remportée par les musulmans. Je lui ai demandé de m’accorder une part [du butin]. Un des fils de Sa’id Bin al-‘Âs a demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de ne pas m’accorder ma part. J’ai informé l’Envoyé d’Allah qu’il était celui qui avait tué Al-Nou’man Bin Qawqal. »

Ibn Sa’id Bin al-‘Âs a déclaré : « Celui-là se croit supérieur à nous ! Lui qui jusqu’à tout récemment faisait paître ses chèvres sur le mont Zan dans la région de Tihama, me cherche des défauts en disant que j’ai tué un musulman ! » Le mont Zan était une des montagnes de la tribu des Aws auquel appartenait Abou Hourayrah.

Ibn Sa’id Bin al-‘Âs a ajouté : « Allah a honoré Al-Nou’man à travers moi et il ne m’a pas déshonoré entre ses mains. » C’était là une déclaration très rusée de sa part.

Soufyan ajoute : « J’ignore si le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui avait accordé ou pas sa part. »

Jabir relate que Al-Nou’man Bin Qawqal a demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Ô Envoyé d’Allah ! Si j’accomplis la prière et le jeûne du Ramadan, et si j’évite ce qui est considéré illicite et considère permis ce qui est licite et si je n’ajoute ni ne retire quoi que ce soit de cela, est-ce que j’entrerai au Paradis ? Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Oui ! » Sur ce Al-Nou’man a déclaré : « Par Dieu ! Je n’ajouterai rien à cela ! »

Jabir relate qu’Al-Nou’man Bin Qawqal est entré dans la mosquée quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) prononçait le sermon du vendredi. L’envoyé d’Allah lui a demandé d’accomplir deux Raka’at de prières.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Si vous arrivez pendant que l’Imam prononce son sermon vous devez accomplir deux courtes Raka’at de Sounnah. »

Le prochain compagnon se nomme Khoubayb Bin ‘Adiyy al-Ansari. Il appartenait à la famille des Banou Jahjaba de la tribu des Aws. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre lui et ‘Oumayr Bin Abi Waqqas, lorsque ce dernier est venu de La Mecque pour s’établir à Médine. Khoubayb Bin ‘Adiyy avait participé à la bataille de Badr lors de laquelle il avait tué Harith Bin ‘Amir. Il était aussi responsable de surveiller les affaires des combattants lors de cette bataille.

Khoubayb Bin ‘Adiyy était présent à Raji en l’an quatre de l’Hégire. Il avait été fait prisonnier par les polythéistes en compagnie de Zayd Bin Dasna. Ils ont été transportés à La Mecque où ils ont été vendus. Là-bas, les fils de Harith Bin ‘Amir l’on acheté afin de se venger de la mort de leur père. Selon Ibn Ishaq, Houjayr Bin Abi Ihab Tamima avait acheté Khoubayb Bin Adi, car il était l’allié des fils de Harith. Ensuite ‘Ouqbah, le fils de Harith, a lui acheté Khoubayb Bin ‘Adiyy afin qu’il puisse se venger de la mort de son père. On relate aussi qu’Ouqbah Bin Amir a acheté Khoubayb des Banou Najjar. On dit aussi qu’Abou Ihab, ‘Ikramah Bin Abi Jahl, Akhnath Bin Chourayq, ‘Oubayda Bin Hakim et les fils d’Oumayya Bin Abi ‘Outbah al-Hadrami ainsi que Safwan Bin Oumayya avaient acheté Khoubayb : en effet, leurs pères avaient été tués lors de la bataille de Badr. Ils avaient acheté Khoubayb Bin ‘Adiyy afin de le remettre à ‘Ouqbah Bin Harith, qui l’avait emprisonné chez lui.

Un récit du Sahih Al-Boukhari évoque l’incident de Raji. Abou Hourayrah relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait envoyé dix personnes pour une mission de renseignement. Le chef de cette expédition était ‘Asim Bin Thabit al-Ansari, le grand-père maternel d’Asim Bin ‘Oumar bin Khattab. Lorsque l’expédition est arrivée à Bahda, situé entre Asfan et La Mecque, quelqu’un a informé les Banou Lihyan, un clan des Banou Houzayl, de leur présence. En entendant la nouvelle, environs 100 archers des Banou Lihyan ont suivi leurs traces pour arriver sur le lieu où les dix musulmans s’étaient arrêtés pour manger des dattes qu’ils avaient apportées de Médine comme provision pour le voyage.

Leurs poursuivants ont vu les noyaux des dattes qu’ils avaient consommées ; ils y ont reconnu les dattes de Médine. Ils ont continué à suivre leurs traces. Quand ‘Asim et ses compagnons les ont vus, ils sont montés sur une colline. Leurs assaillants les ont entourés et ils ont demandé aux musulmans de descendre, leur promettant de ne pas les tuer.

‘Asim, le chef de l’expédition, a déclaré qu’il ne descendrait pas de la colline sur la parole des mécréants. Ensuite, il a imploré Allah d’en informer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Les assaillants ont lancé des flèches sur eux et ont tué ‘Asim et sept de ses compagnons. Par la suite, les trois restants ont cru dans les garanties des mécréants et ils sont descendus : il y avait parmi eux Khoubayb Bin ‘Adiyy al-Ansari, Ibn Dasna et un troisième. Une fois descendus, les mécréants les ont maîtrisés et les ont ligotés avec les cordes de leurs arcs.

La troisième personne a protesté, affirmant que c’était là la première violation de leur parole : « Par Allah ! Je ne vais pas vous suivre. L’exemple qui me plaît est celui de ceux qui sont tombés en martyrs. Si vous le souhaitez, tuez-moi. » Ainsi ils l’ont assené de coups et l’ont tiré pour [le forcer à] les suivre. Mais il a résisté et en fin de compte ils l’ont tué. Ils ont ensuite conduit Khoubayb Bin ‘Adiyy et Ibn Dasna à La Mecque où ils les ont vendus. Cet incident a eu lieu après la bataille de Badr.

Les Banou Harith bin ‘Amir Bin Nawfal Bin ‘Abd Manaf ont acheté Khoubayb, qui avait tué Harith Bin ‘Amir lors de la bataille de Badr. Khoubayb a été emprisonné chez eux. Selon Ibn Chahab, la fille de Harith avait raconté à ‘Oubaydoullah que ceux qui avaient acheté Khoubayb ont décidé de l’exécuter. Un jour, le prisonnier a demandé à la fille de Harith un rasoir. C’est en effet un récit très connu. Celle-ci lui a donné l’instrument, et, à son insu, un de ses enfants s’est approché de Khoubayb qui l’a pris et l’a assis sur ses genous. En voyant le rasoir dans sa main, elle a pris peur, mais quand Khoubayb a vu la terreur sur son visage, il lui a dit : « Tu as peur que je le tue ? Je ne suis certainement pas capable de pareille chose ! »

La fille de Harith rapporte : « Par Dieu ! Je n’ai jamais vu un prisonnier comme Khoubayb. Un jour je l’ai vu avec une grappe de raisins entre les mains et il en mangeait alors qu’il était enchaîné. Or, à l’époque, il n’y avait pas de fruits à La Mecque. C’était là une provision qu’il avait reçue de la part de Dieu. »

Quand ses exécuteurs sont sortis hors de l’enceinte sacrée de la Ka’bah pour le tuer, Khoubayb leur a demandé la permission d’accomplir deux Raka’at de prière. Ayant reçu la permission, il a fait ses prières. Il dit qu’il aurait voulu les prolonger mais ne le faisait pas de crainte qu’ils ne pensassent qu’il avait peur de mourir. Ensuite il a imploré Dieu en ces termes : « Ô Allah ! Détruis chacun d’entre eux. »

Lorsqu’il était sur le point de tomber en martyr, il fit cette supplication : « Ô mon Seigneur, anéantis-les tous, un par un. »  Khoubayb récita également ces vers :

ولست أبالي حين أقتل مسلماً

 على أي جنب كان لله مصرعي

 وذلك في ذات الإله وإن يشأ

 يبارك على أوصال شلو ممزع

Ce qui signifie : « Alors que je suis sur le point de mourir en tant que musulman, je ne me soucie guère dans quelle direction je vais tomber. Je vais tomber sur la voie d’Allah l’Exalté, et ce martyre est uniquement pour Allah. S’il le souhaite, Il peut bénir chaque morceau de mon corps. »

‘Allamah Hajar al-‘Asqalani, un exégète du Boukhari, a commenté sur un Hadith sur l’incident de Raji : lorsque Khoubayb allait tomber en martyr il fit cette supplication : « O Allah, compte tous ces ennemis, afin que Tu puisses me venger. » Selon un autre récit il aurait déclaré : « Tue-les un par un, et n’épargne aucun d’eux. » Finalement, il accomplit des prières Nawafil et le fils de Harith, ‘Ouqbah, tua Khoubayb bin ‘Adiyy. Selon un autre récit de Boukhari, c’est Abou Sara’a qui aurait tué Khoubayb.

Khoubayb est donc celui qui a établi cette tradition pour tous les musulmans, qui consiste à faire deux Nawafil avant d'être exécuté. Allah avait accepté la supplication d‘Asim bin Thabit le jour où il tomba en martyr. Comme mentionné précédemment, Asim, le leader de cette expédition avait prié qu’Allah informe le Saint Prophète. Khoubayb était de la même expédition.

Le Saint Prophète a informé ses compagnons de la situation de ces musulmans, et des souffrances qu’ils avaient éprouvées. Lorsque des personnes informèrent les mécréants des Qouraych qu’Asim avait été tué, ils envoyèrent des gens vers trouver sa dépouille afin d’en récupérer une partie qui permît de l’identifier. Le jour de la bataille de Badr, ‘Asim avait tué l’un de leurs grands chefs. Ils ont donc envoyé un groupe de chefs vers la dépouille d’Asim. Allah l’Exalté avait fait en sorte que des abeilles recouvrent son corps, et le groupe d’hommes n’ont pu toucher au corps ; Il l’a protégé de leurs mains, ils n’ont pu découper aucun morceau de son corps.

Lorsque Khoubayb était sur le point de tomber en martyr, il avait également prié : « O Allah je n’ai aucun moyen d’envoyer mes salutations à Ton Messager. Transmets donc des salutations de ma part au Saint Prophète. »

Lorsqu’un polythéiste entendit la prière : « Ô Allah ! Compte-les tous et tue les un par un », il s’allongea sur le sol par crainte. Il ajoute : « Une année ne s’était pas encore écoulée, que, mis à part cet homme qui s’était allongé sur le sol, aucun de ceux qui étaient impliqués dans le meurtre de Khoubayb était en vie. »

Mou’awiya bin Abi Soufyan déclare : « J’étais présent avec mon père au moment de l’exécution. Lorsque mon père entendit la prière de Khoubayb, il me fit m’allonger au sol. » ‘Ourwa déclare : « Quelques autres personnes l’avaient également fait. » Dans un autre récit, il est rapporté que parmi les polythéistes qui étaient présents à l’exécution se trouvaient : Abou Ihab, Akhnas bin Chourayq, ‘Oubaydah bin Hakim, et Oumayya bin ‘Outbah. » Il a également déclaré que l’ange Gabriel vint auprès du Saint Prophète, et l’informa de cet événement, suite à quoi le Saint Prophète informa ses compagnons.

Les compagnons rapportent que ce jour-là le Saint Prophète était assis dans une assemblée, et il déclara : « Que la paix soit également sur toi, Ô Khoubayb ! » et ajouta que les Quouraych l’avaient tué.

Allah l’Exalté avait transmis sa salutation. Ce récit se trouve dans le commentaire du Sahih al-Boukhari.

Lorsque Khoubayb tomba en martyr, sa tête était tournée vers la Qibla, mais les polythéistes déplacèrent son corps afin que son visage soit orienté ailleurs, mais lorsque peu après les polythéistes regardèrent de nouveau le visage de Khoubayb il était une fois encore orienté vers la Qibla. Ils changeaient constamment l’orientation de la tête de Khoubayb, mais ils n’y parvenaient pas. Ils l’abandonnèrent donc dans cette direction.

On rapporte dans un autre récit que les Qouraych pendirent le corps de Khoubayb sur la branche d’un arbre et ils le tuèrent en le transperçant de leurs lances. Dans ce groupe, se trouvait une personne du nom de Sa’id bin ‘Amir, qui par la suite avait accepté l’Islam. Jusqu’à la période du Califat d’Oumar, à chaque fois qu’il se rappelait l’incident de Khoubayb et des souffrances qu’il avait endurées, il tombait inconscient. Il existe d’autres récits concernant Khoubayb que je mentionnerai plus tard.

Maintenant je souhaite annoncer que le département de l’Histoire de l’Ahmadiyya a lancé un site web en langues ourdoue et anglaise. Des contenus ont été mis en ligne suite à des recherches effectuées sur l’histoire de l’Ahmadiyya et sur des biographies. On y trouve par exemple des biographies du Messie Promis, des Califes de l’Ahmadiyya, des Compagnons d’Ahmad, des Martyrs de l’Ahmadiyya, des derviches de Qadian, des missionnaires de la communauté, et de diverses personnalités saintes de la communauté. Il y a également des thèses, des articles, des photographies historiques. Tous les volumes de l’histoire de l’Ahmadiyya qui ont été publiés à ce jour sont des récits historiques des organisations auxiliaires, des pays, des villes, des Jama’ats ; ils contiennent également des manuscrits des saints personnages de la communauté. Il y a en outre des photographies des reliques ainsi que des unes et titres importants de journaux et de magazines.

Il y a par ailleurs des articles d’investigation, des articles historiques, des photographies d’événements et de bâtiments importants de la communauté tels que les missions, les bureaux centraux, les établissements d’éducation, les hôpitaux, les infirmeries, les maisons d’hôtes etc… Des informations les plus détaillées possibles à leur sujet les accompagnent. À travers une chaîne YouTube, on peut également accéder à certains documentaires importants de la MTA.

Sur ce site internet, on peut aussi trouver une frise chronologique des événements historiques importants de la communauté depuis son commencement jusqu’à aujourd’hui. Je lancerai Incha Allah officiellement ce site web après la prière du Vendredi.

Il y a aussi une triste nouvelle à annoncer. Notre ancien missionnaire, Safi ur Rahman Khursheed Saheb, qui avait servi en Afrique et à d’autres endroits, directeur de la Nusrat Art Press, et qui était le fils de Fazl ur Rahman, est décédé le 17 septembre dernier à l’âge de 75 ans des suites d’une crise cardiaque. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Je vais diriger sa prière funéraire en l’absence du corps.

Le défunt était le petit-fils de Maulvi Qudratullah Sannauri, qui était un compagnon du Messie Promis. Son père avait également dédié sa vie.  Sur ordre du Mousleh Maw’oud, il a servi sur les terres de Sindh. Safi ur Rahman a fait son éducation primaire à Rabwah. Ensuite sa mère a fait un rêve sur la base duquel il s’est inscrit à la Jamia Ahmadiyya de Rabwah. En 1970, il  obtenu son diplôme de Missionnaire Chahid.

Il avait deux épouses. Il eut une fille de sa première épouse, et aucun enfant de sa deuxième. La fille de Safi ur Rahman habite ici : elle se prénomme Roshan Ara. Elle est l’épouse de Jamil Ahmad. Après avoir terminé ses études avec succès à la Jamia, Safi ur Rahman servit quelque temps au sein des bureaux centraux, ensuite il servit en tant que missionnaire à Chakwal [au Pakistan], où il eut l’opportunité de servir aux côtés d’un compagnon du Messie Promis, Hakim Abdullah, pendant un an.

En 1972, il fut envoyé en Sierra Leone. Lorsqu’il l’envoyait en Afrique, le troisième Calife lui avait conseillé de montrer beaucoup d’amour aux Africains. Safi ur Rahman disait qu’il était resté fermement attaché à ce conseil. Il a relaté un récit sur l’aide divine. Il raconte : « En Sierra Leone, un jour après avoir longuement marché et voyagé en bateau, nous sommes arrivés le soir dans un village très éloigné. » Il était un accompagné d’un vieil ahmadi africain. Le chef de ce village n’était pas présent, donc selon leurs traditions, ils allèrent voir l’Imam en Chef ; celui-ci refusa de les écouter et les expulsa du village. La nuit tombait, et ils n’avaient aucun refuge ; ils rebroussèrent donc chemin. Peu après le village, ils se retrouvèrent dans la jungle, et c’était un endroit où on pouvait également rencontrer les vagues de la mer. Il continue : « Nous étions très inquiets alors que nous marchions. Nous entendîmes soudain la voix d’un homme qui était assis sur un point élevé et qui nous invitait à nous réfugier dans sa hutte. Peu de temps après, nous avons entendu d’autres voix, des gens nous appelaient, lorsqu’ils vinrent auprès de nous, ils nous informèrent que l’Imam en Chef nous rappellait, car depuis qu’il nous avait expulsé il souffrait d’un terrible mal de tête. Il nous rappela donc, pensant que ce mal de tête était lié à notre expulsion. » Ils y retournèrent ; l’Imam en Chef avait réuni tous les villageois. Il ajoute : « Nous y avons prêché le message la nuit, et 10-12 personnes ont accepté l’Ahmadiyya, et pour guérir le mal de tête de l’Imam en Chef j’ai récité la sourate Al-Fatihah et j’ai soufflé sur lui, et par la grâce d’Allah il a été guéri. » Ainsi Allah l’Exalté s’était Lui-même occupé de leur hébergement, et Il leur fit également rencontrer des personnes qui prêtèrent allégeance.

En Sierra Leone, il eut également l’opportunité d’établir une imprimerie. Le troisième Calife y avait envoyé des imprimantes spéciales. À cette époque l’imprimerie ne rencontrait pas un réel succès, mais en dépit de cela, il l’a fait tourner avec beaucoup d’efforts, et cette imprimerie lui valut de très nombreux compliments par le troisième Calife. Par la suite, il fut envoyé au Nigéria ; il y établit également une imprimerie de la communauté, et il la fit tourner avec succès. Un incident eut lieu également à cet endroit. Alors qu’il travaillait il se coupa un doigt qui s’était retrouvé bloqué dans les rouages d’une machine. Il essaya plusieurs traitements mais le doigt ne guérissait pas. Lorsque le troisième Calife eut vent de cet incident, il se trouvait possiblement à Londres ; il lui demanda de venir à Londres pour se faire soigner – et par la grâce d’Allah son doigt guérit. Lorsque l’imprimerie Raqeem Press allait être fondée par le quatrième Calife, Safi ur Rahman se trouvait ici. Le Calife de lui dire : « Essaie d’établir l’imprimerie ici. » Le comité qui fut créé dans ce but comptait parmi ses membres Moustapha Sabit et Mubarak Saqi. Le défunt était également membre de ce comité. Par la grâce d’Allah, depuis ce temps-là, l’imprimerie est en fonctionnement. Il eut l’opportunité de servir pendant dix-sept ans en Afrique, en Sierra Leone et au Nigéria. Ensuite en 1988, lors de sa tournée en Afrique, le quatrième Calife lui ordonna de se rendre au Cameroun et d’y établir une communauté. Il obtint le visa avec grande difficulté, et s’y rendit ; il résida au Cameroun pendant un mois et eut l’opportunité de transmettre le message. Il fut interviewé par des radios locales, et, par la grâce d’Allah, pendant la tournée, une famille eut le bonheur d’accepter l’Ahmadiyya. En 1988, il retourna au Pakistan et servit à Lahore en tant que missionnaire. Il est également venu ici (au Royaume-Uni) à différentes occasions lors de la Jalsa Salana. Il a également servi à différents postes au sein du bureau du secrétaire privé. Depuis 1991, il servait en tant que responsable de la Nusrat Art Press. Depuis quelque temps, en raison d’un AVC, il était malade et était [donc] à la retraite.
Qu’Allah le Très-Haut fasse preuve de Grâce et de Miséricorde à son égard ; qu’Il exalte son rang ; et qu’Il permette à sa fille unique et son épouse de faire preuve de patience et de courage.

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Promesse d'un Khadim

اَشْھَدُ اَنْ لَّا اِلٰہَ اِلَّا اللّٰہُ
وَحْدَہٗ لَا شَرِیْکَ لَہٗ
 وَاَشْھَدُ اَنَّ مُحَمَّدً ا
  
ٗعَبْدُ ہٗ وَرَسُولُہ

Je jure solennellement que je serai toujours prêt à sacrifier ma vie, mes biens, mon temps et mon honneur pour la cause de ma foi, de mon pays et de ma communauté. De même je serai toujours prêt à offrir n'importe quel sacrifice pour maintenir l'institution du Califat. Et je considère essentiel de me soumettre à toutes décisions et ordres conformes aux préceptes Islamique que me donnerai le Calife regnant.