Au Nom d'Allah, le Gracieux le Miséricordieux


Jeunes Musulmans qui croient au Messie Promis, Mirza Ghulam Ahmadas

Sermon du vendredi 15 Février 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

 Le tout premier compagnon que j’évoquerai aujourd’hui se nomme Khalid Bin Qays : il appartenait au clan des Banou Bayada de la tribu de Khazraj. Son père se nommait Qays bin Malik et sa mère Salma Bint Haritha. Son épouse, Oumm Rabi’, lui a donné un fils nommé ‘Abdour Rahman. Selon Ibn Ishaq, Khalid Bin Qays faisait partie des soixante-dix Ansar ayant participé à la Bai’ah d’Aqabah. Khalid avait participé à la bataille de Badr et celle d’Ouhoud.

Le deuxième compagnon se nomme Harith bin Khazama : il était de parmi les Ansar et son nom d’emprunt était Abou Bishr. Il appartenait à la tribu de Khazraj et était l’allié des Banou ‘Abd Ach’al. Son nom d’emprunt était Abou Bishr.

Harith Bin Khazama avait participé à la bataille de Badr, celle d’Ouhoud, du fossé et aux autres batailles en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi un lien de fraternité entre Harith Bin Khazama et Iyas Bin al-Boukayr.

La chamelle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’égara lors de la bataille de Tabouk. Les hypocrites s’en moquèrent en disant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) clame connaître des faits célestes alors qu’il ignore où se trouve sa chamelle.

Lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en eut connaissance, il déclara : « Je sais uniquement ce à propos de quoi Dieu m’informe. D’ailleurs, Il m’a montré où se trouve la chamelle dans la vallée. »

J’ai mentionné ce récit auparavant en citant un autre compagnon. Harith Bin Khazama était celui à qui le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) indiqua l’endroit où se trouvait la chamelle afin de la rapporter. Harith Bin Khazama décéda en l’an 40 de l’hégire à l’époque du califat d’Ali, à l’âge de 67 ans.

Khounays Bin Houdhafa est le prochain compagnon. Abou Houdhafa était son nom d’emprunt. Sa mère se nommait Da‘ifa Bint Hizyam. Khounays Bin Houdhafa appartenait à la tribu des Banou Sa’am Bin ‘Amr. Il avait embrassé l’islam avant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne choisisse Dar al-Arqam comme centre pour les musulmans. Khounays Bin Houdhafa était le frère d’Abdoullah Bin Houdhafa. Khounays était un des musulmans ayant émigré en Abyssinie deux fois.

Khounays fait partie des tout premiers émigrants. Il logea chez Rifa’ Bin Abdil Moundhir quand il arriva à Médine. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait établi en lien de fraternité entre Khounays Bin Houdhafa et Abou ‘Abs Bin Jabbar. Khounays avait participé à la bataille de Badr.

Hafsahh, mère des croyantes, était mariée à Khounays Bin Houdhafa avant d’épouser le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

On en trouve les détails dans l’ouvrage Sirat-Khataman-Nabiyyine.

« ‘Oumar avait une fille du nom de Hafsahh, mariée à un fidèle compagnon, Khounays bin Houdhāfah, qui avait pris part à la bataille de Badr. Après son retour à Médine, Khounays est tombé malade ; il n’a pas pu s’en remettre et est décédé. Quelque temps après sa disparition, ‘Oumar s’est préoccupé du second mariage de Hafsahh. À l’époque, elle avait plus de vingt ans. Dans sa simplicité, ‘Oumar a rencontré ‘Outhmān bin ‘Affān et lui a mentionné que sa fille Hafsah était maintenant veuve et que, s’il était intéressé, il pourrait l’épouser. Cependant, ‘Outhmān a évité le sujet. Après cela, ‘Oumar en a parlé à Abou Bakr, mais lui aussi est resté silencieux et n’a pas répondu. ‘Oumar en a été profondément attristé et s’est présenté au Saint Prophète, pour lui soumettre toute l’affaire. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) répondit : « Ô ‘Oumar ! Ne t’inquiète pas du tout. Si Allah le veut, Hafsah trouvera un meilleur mari qu’Outhmān et Abou Bakr. Et ‘Outhmān aura une meilleure épouse que Hafsah». Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait dit cela parce qu’il avait déjà l’intention d’épouser Hafsah et de donner sa propre fille, Oumm Koulthoum, à ‘Outhmān en mariage. ‘Outhmān et Abou Bakr en étaient conscients et c’est pourquoi ils avaient rejeté la proposition d’Oumar.

Quelque temps après, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) maria sa fille Oumm Koulthoum à ‘Outhmān. Suite à cela, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) envoya lui-même une proposition à ‘Oumar pour lui demander la main de sa fille. Qu’est-ce qu’Oumar aurait pu demander de plus ? Il accepta très volontiers cette proposition. Au cours du mois de Cha’bān en l’an 3 de l’Hégire, Hafsah s’est mariée au Saint Prophète et faisait désormais partie de son ménage. Après le mariage, Abou Bakr dit à ‘Oumar :

« Peut-être étais-tu triste à cause de moi. En fait, j’étais déjà au courant de l’intention du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), mais je ne pouvais pas révéler son secret sans autorisation. Bien sûr, si le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas eu l’intention de le faire, j’aurais très volontiers épousé Hafsah. »

La sagesse de ce mariage est que Hafsah était la fille d’Oumar, qui pourrait être considéré comme le compagnon le plus éminent après Abou Bakr, et il faisait partie des amis les plus intimes du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Par conséquent, afin de renforcer davantage les relations mutuelles et d’apaiser le chagrin qu’Oumar et Hafsah avaient subi suite à la disparition prématurée de Khounays bin Houdhāfah, le Saint-Prophète a estimé qu’il était approprié de se marier avec Hafsah.

Selon un récit, Khounays bin Houdhāfah a été blessé lors de la bataille d’Ouhoud et il est décédé à Médine. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait dirigé sa prière funéraire. Khounays bin Houdhāfah a été enterré dans le cimetière Jannat ul-Baqi’ à côté d’Outhman Bin Ma’zoun.

Haritha Bin Nou’man est le prochain compagnon. Son nom d’emprunt est Abou Abdillah et il était un Ansar. Il appartenait au clan des Banou Najjar de la tribu de Khazraj. Il avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud, du fossé et à toutes les campagnes en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il faisait partie des grands compagnons. La mère de Haritha Bin Nou’man se nommait Jada Bint ‘Oubayd. ‘Abdoullah, ‘Abdour Rahman, Sawdah, ‘Oumra et Oumm Hicham étaient ses enfants issus de son mariage avec Oumm Khalid.

Oumm Koulthoum, un autre de ses enfants, avait pour mère une femme des Banou Abdillah Bin Ghatfan. Amatoullah, un autre de ses enfants, avait pour mère une femme des Banou Joundoh.

Selon le récit d’Ibn ‘Abbas, Haritha Bin Nou’man est passé à côté du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qui se trouvait en compagnie de l’ange Gabriel, mais il ne l’a pas salué.

Selon un autre récit plus bref, Haritha Bin Nou’man avait présenté ses salutations et l’Ange Gabriel lui avait répondu.

Mais selon un récit plus détaillé d’Ibn ‘Abbas, quand Haritha Bin Nou’man est passé à côté du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), il murmurait quelque chose à l’ange Gabriel. Haritha Bin Nou’man n’a pas présenté ses salutations et l’ange Gabriel en a demandé la raison. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé plus tard à Haritha la raison pour laquelle il n’avait pas présenté ses salutations. Il a répondu : « Je vous ai vu murmurer quelque chose à quelqu’un à côté de vous. Je n’ai pas voulu vous couper la conversation en vous saluant. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a demandé : « As-tu vu cette personne ? » Haritha a répondu : « Oui. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a commenté : « Il s’agissait de Gabriel qui disait : « Si cette personne me salue, je lui répondrai. Il fait partie des quatre-vingts personnes. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé à Gabriel le sens de cette phrase. Il a répondu : « Il s’agit des quatre-vingts musulmans qui n’avaient pas flanché à vos côtés lors de la bataille de Hunain. Allah S’est imposé la responsabilité de pourvoir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants au paradis. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en a informé Haritha.

‘Aïcha (r.a.) déclare que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait un grand respect pour Haritha. Selon elle, Haritha, d’entre tous, traitait le mieux sa mère. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) disait que tout le monde devait adopter pareille vertu.

Haritha Bin Nou’man avait perdu la vue vers la fin de sa vie. Il avait attaché une corde du lieu où il priait vers la porte de sa chambre. Il gardait avec lui un panier de dattes. Quand un mendiant frappait à sa porte ou quand un visiteur venait le saluer, il se guidait vers la porte de son lieu de prière grâce à la corde et lui offrait des dattes. Les membres de sa famille lui disaient qu’ils pouvaient le faire à sa place et qu’il ne devait pas se mettre en difficulté étant donné qu’il avait perdu la vue. Mais Haritha répondait : « J’ai entendu le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclarer qu’aider les pauvres protège d’une mauvaise fin. »

Selon les récits Haritha Bin Nou’man disposait de plusieurs maisons dans les environs de celles du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). En cas de besoin il en mettait à la disposition du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : c'est-à-dire qu’il l’offrait en cadeau suite à un mariage ou pour quelque autre raison. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) demanda à ‘Ali de se trouver une maison après son mariage avec Fatimah. ‘Ali trouva une demeure et il y prit Fatimah pour épouse. Par la suite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dit à Fatimah : « Je souhaite que tu viennes vivre tout près de chez moi. » Fatimah conseilla au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ou lui sollicita de demander à Haritha de déménager et de leur offrir la maison dans laquelle il résidait. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) répondit : « Haritha a déjà déménagé plusieurs fois pour nous. Il m’a offert plusieurs de ses maisons dans le voisinage. Je suis gêné de lui demander de déménager de nouveau. »

Quand Haritha en a eu connaissance, il déménagea dans une autre maison et il se présenta au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en lui disant : « J’ai entendu que vous souhaitez que Fatimah vienne vivre tout près de chez vous. Je mets à votre disposition mes maisons qui sont les plus proches de chez vous dans le quartier des Banou Najjar. Mes biens et moi-même nous appartenons à Allah et à son Prophète. Prenez-en ce que vous souhaitez : la propriété que vous prendrez me sera plus chère que celle que vous me laisserez. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) répondit : « Tu dis vrai et Allah te bénira. »

Par la suite, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) demanda à Fatimah d’élire domicile dans la maison qu’occupait Haritha. Dans la Sirat Khataman Nabiyyine, Mirza Bashir Ahmad évoque certains faits en ces termes : « Jusqu’à présent, ‘Ali vivait peut-être avec le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans un appartement à côté de la mosquée. Cependant, une résidence séparée était maintenant requise, où mari et femme pouvaient résider après le mariage. Par conséquent, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a ordonné à ‘Ali de chercher un lieu où tous deux pourraient résider. ‘Ali a trouvé provisoirement une maison où il a pris Fatimah comme épouse. Le même jour, après les noces, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’est rendu dans leur nouveau domicile et a demandé qu’on lui apporte de l’eau. Il a prié dessus et puis en a aspergé Fatimah et Ali, en répétant les mots suivants :

اَللّٰھُمَّ بَارِكْ فِیْھِمَا وَبَارِكْ عَلَیْھِمَا وَبَارِكَ لَھُمَا نَسْلَھُمَا

 « Ô mon Dieu ! Bénis leurs relations mutuelles et bénis leurs relations avec les autres et bénis leur progéniture. »

Après cela, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) laissa le couple nouvellement marié et retourna. Par la suite, un jour, lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est venu rendre visite à Fatimah, elle lui a rappelé que Haritha bin Nou’mān al-Ansari possédait plusieurs maisons et lui a sollicité de demander à celui-ci de déménager dans une autre. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Il a déjà quitté de nombreux foyers pour notre bien. Maintenant, je suis gêné de lui demander davantage. » Quand Haritha en a eu connaissance, il s’est précipité vers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et a dit : « Ô messager d’Allah ! Tout ce que je possède vous appartient. Par Dieu, tout bien que je vous offre m’est plus chère que celle qui est avec moi ! » Puis, ce fidèle compagnon a insisté de quitter l’une de ses maisons et l’a présentée au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Après cela, ‘Ali et Fatimah y ont emménagé. »

‘Aïcha (r.a.) relate que le jour de la bataille de Hounain, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé à ses compagnons : « Qui assurera la sécurité ce soir ? » Haritha Bin Nou’man s’est levé lentement, et d’ailleurs il n’était jamais pressé dans tout ce qu’il accomplissait. Les compagnons ont dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « La modestie a ramolli Haritha : d’où la lenteur avec laquelle il se lève. » Il aurait dû se lever rapidement opinaient-ils. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Ne dites pas cela. La modestie n’a pas ramolli Haritha. Au contraire la modestie l’a vivifié. » Haritha Bin Nou’man est décédé à l’époque de l’Emir Mou’awiya.

Le prochain compagnon se nomme Bachir Bin Sa’d : Abou Nou’man était son nom d’emprunt. Sa’d Bin Tha’laba était son père. Il était le frère de Simak Bin Sa’d et appartenait à la tribu de Khazraj. Sa mère s’appelait Ounaysa Bint Khalifa et sa femme ‘Amra Bint Rawaha. Bachir Bin Sa’d savait écrire même à l’époque de l’ignorance, quand très peu d’Arabes maîtrisaient cet art. Bachir Bin Sa’d avait participé à la deuxième Bai’ah d’Aqabah en compagnie de 70 Ansar. Il avait participé à la bataille de Badr, d’Ouhoud, du fossé, et à toutes les autres batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Au cours du mois de Cha’ban, en l’an 7 de l’hégire, celui-ci l’avait nommé à la tête d’un détachement de 30 personnes et les avait envoyés pour une expédition contre Fadaq Bin Mourrah. La bataille fut féroce. Bachir Bin Sa’d se battit vaillamment et reçut un coup d’épée à la cheville et l’on croyait qu’il était tombé en martyr. L’ennemi l’avait abandonné croyant qu’il s’était évanoui ou qu’il était mort. Le soir, Bachir Bin Sa’d se rendit à Fadaq et il logea pour quelques jours dans la maison d’un juif avant de retourner à Médine.

Aux cours du mois de Chawwal, en l’an 7 de l’hégire, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) envoya Bachir Bin Sa’d en compagnie de 300 personnes au Yémen et dans la région de Jowar, située entre Fadaq et la vallée d’Al-Qoura. Des individus appartenant à la tribu de Ghatfan s’y étaient réunis en compagnie d’Ounayna Bin Hanas et complotaient contre l’islam. Bachir Bin Sa’d les combattit et les dispersa. Les musulmans tuèrent certains d’entre eux et en emprisonnèrent d’autres, puis retournèrent avec les butins. L’ennemi s’était réuni afin de livrer bataille et de nuire aux musulmans : c’est la raison pour laquelle ces derniers avaient mené campagne contre eux. Les butins et les massacres n’étaient pas leurs objectifs. Comme mentionné dans mon précédent sermon, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était fort en colère contre des compagnons qui avaient lancé une attaque inopportune.

Nou’man bin Bachir, le fils de Bachir Bin Sa’d relate : « Mon père m’a présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et lui a dit qu’il m’avait offert un esclave. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a demandé : « Est-ce que tu en as offert à tous tes fils ? » « Non, » a répondu Bachir Bin Sa’d. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a ajouté : « Dans ce cas, reprends cet esclave. »

Selon le recueil d’Al-Boukhari, Nou’man Bin Bachir relate : « Mon père m’a offert quelque bien. Ma mère, ‘Amra Bint Rawaha lui a dit qu’elle ne serait pas satisfaite tant qu’il ne prenait pas le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) comme témoin de ce don. Mon père en a fait la requête au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Celui-ci lui a demandé s’il avait offert la même chose à ses autres enfants. Quand il a répondu négativement, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a conseillé : « Crains Allah et sois juste envers tous tes enfants. » Mon père est retourné et a repris ce qu’il m’avait offert. »

Selon le récit de Sahih Mouslim, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Ne me prends pas pour témoin, car je n’atteste pas d’un acte injuste. »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) a présenté une très belle explication de ce hadith ou au sujet de pareils cadeaux. Il déclare : « Cette directive du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), selon moi, concerne des dons importants et pas des objets ordinaires. Si je suis en train de manger une banane, je peux l’offrir à l’enfant présent devant moi et pas à celui qui est absent. Les hadiths évoquent le don de chevaux, d’autres biens onéreux ou des esclaves. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait dit à quelqu’un : « Offre un cheval à chacun de tes fils ou n’en offre à personne. » La raison en est que les chevaux coûtaient très cher chez les Arabes, ainsi que des esclaves, qui faisaient partie de leur patrimoine. Cela concernait aussi d’autres biens onéreux. Cette interdiction concerne cette catégorie de biens ou les chevaux auxquels les Arabes accordaient une grande valeur. L’ordre concerne ces objets susceptibles d’engendrer de l’animosité si l’on en offre à un enfant et pas à un autre. Cela peut engendrer de l’antipathie pour l’autre dans leurs cœurs. L’ordre ne concerne pas les objets ordinaires. Si un enfant nous accompagne au magasin, nous pouvons lui offrir un tissu pour son manteau. Ceci est tout à fait permis. L’on ne peut insister qu’on ne peut lui offrir ce tissu tant qu’on n’offre pas un manteau à tous ses enfants.

Nous recevons des cadeaux à la maison et l’enfant présent nous demande de le lui offrir. En lui offrant ce cadeau cela ne signifie pas qu’on en prive les autres, car ils auront leur tour quand nous en recevrons d’autres. Cet ordre ne concerne pas des objets ordinaires, mais des dons importants qui peuvent engendrer de la rancune et de la haine si l’on fait preuve de partialité. Quand un de mes enfants atteint l’âge adulte je lui offre un terrain afin qu’il puisse en déduire sa part d’Al-Wassiyah. L’on pourra offrir quelque chose dans ce fond si l’on possède des biens. Cela ne signifie guère que je prive les autres enfants, car ils auront leur part lorsqu’ils seront majeurs. L’on peut faire des dons qui ne sont pas onéreux. Le Coran recommande de reprendre le cadeau offert à autrui s’il est susceptible d’engendrer des ressentiments. Les parents doivent éviter pareils péchés. »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) avait commenté sur le  cas d’un don présenté par le Moufti, en disant : « Nous devons nous référer au Coran au sujet du partage des biens. Le Coran n’évoque pas pareils dons mais les biens légués en héritage ; et il a fixé les droits des ayants-droit. »

Certains négligent ces principes lorsqu’ils partagent leurs biens : cela finit dans des procès et crée des amertumes.

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) ajoute : « L’on ne peut changer les parts fixées par le Coran. Quelle est la sagesse derrière cette répartition des biens ? Pourquoi tous les fils doivent-ils recevoir des parts égales ? Pourquoi lorsqu’un fils s’est plaint, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a-t-il dit au père qu’il devait lui offrir un cheval tout comme il en a offert à son autre fils ou le reprendre de ce dernier ? La sagesse derrière ce commandement est qu’il incombe aux parents d’être justes envers tous leurs enfants et de les aimer de manière égale, tout comme ces enfants leur doivent obéissance. Si les parents enfreignent ce commandement et s’ils font preuve de partialité, les enfants pourront, peut-être, respecter leurs devoirs envers eux, mais ils ne le feront pas avec plaisir mais considéreront cela comme une amende. »

C’est-à-dire qu’ils serviront leurs parents pour la simple raison qu’Allah leur demande de le faire et ils ne le feront pas avec plaisir. « Pareils comportements de la part de certains parents sont nuisibles à leurs enfants et détruisent l’amour de ces derniers à leur égard. C’est pour cette raison que l’islam a interdit pareille partialité. Mais il n’est pas interdit d’offrir à d’autres personnes que ses enfants des biens en héritage ou par don, pour la cause religieuse. »

En sus de ses enfants, l’on peut léguer des biens ou faire des dons à des héritiers légitimes.

Car le testateur lui-même sera privé de ces biens. Il ne prive pas uniquement ses enfants ; il perd lui aussi la jouissance de ces biens, car il offre cela dans la voie de Dieu. Les enfants n’en seront pas attristés. Or, il lui est interdit de léguer ses biens à un enfant en particulier ou de lui faire ce don.

On doit assumer certaines responsabilités temporaires. En voici un exemple. Quelqu’un a quatre fils et il a financé la maîtrise de l’aîné tandis que les autres sont dans des classes inférieures, quand il  perd subitement son travail ou que ses revenus diminuent, affectant ainsi les études des benjamins. L’on ne peut objecter qu’il a eu un traitement préférentiel à l’égard de l’aîné. C’était là un évènement fortuit. Il avait décidé de financer les études de l’aîné et ensuite celles des autres à tour de rôle jusqu’à ce qu’ils puissent terminer leurs maîtrises ou faire d’autres études dans selon leurs aptitudes. Il avait réparti ses responsabilités selon les nécessités de l’époque. Ses intentions étaient bonnes : il se disait qu’il allait accomplir telle tâche avant d’entreprendre une autre ; mais la situation a changé et il n’a pas pu accomplir son désir. Si par contre, un père offre à son fils aîné qui s’est marié deux mille roupies pour qu’il lance un business et qu’il n’en n’offre rien à son deuxième fils lorsqu’il a des enfants, cela sera compté comme un acte interdit de sa part : il aura fait preuve de partialité. »

Ces dons et ces biens particuliers sont des questions de jurisprudence que l’on doit avoir en tête lorsqu’on partage ses biens, ou quand on fait des dons ou son testament.

La fille de Bachir Bin Sa’d relate : « Lors de la bataille du fossé ma mère a mis quelques dattes dans un tissu et m’a demandé de l’offrir à mon père et à mon oncle en leur disant que c’était leur repas du matin. Je suis partie avec les dattes à leur recherche quand je suis passée à côté du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), qui m’a demandé : « Ola ma fille ! Que tiens-tu là ? » « Ce sont des dattes que ma mère m’a demandée d’offrir à Bachir Bin Sa’d et à mon oncle ‘Abdoullah Bin Rawaha, » ai-je répondu. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’a demandé de les lui offrir. Il les a posées sur un tissu et les a recouvertes d’un autre et il a demandé à quelqu’un d’appeler les gens pour le repas. Ainsi, tous ceux qui creusaient le fossé se sont réunis et ont commencé à manger les dattes qui se sont multipliées tant et si bien que lorsque les gens en avaient mangé, des dattes tombaient encore des coins du tissu. »

Ce repas a été ainsi amplement béni.

En l’an douze de l’hégire, lors du califat d’Abou Bakr, Bachir Bin Sa’d se joignit à l’armée de Khalid Bin Walid lors de la bataille de ‘Ayn At-Tamr, lors de laquelle il tomba en martyr.

‘Ayn At-Tamr se situe tout près de Koufa. Les musulmans y remportèrent une bataille en l’an douze de l’hégire lors du califat d’Abou Bakr.

Au cours du mois de Dhoul-Qa’dah en l’an 7 de l’hégire, quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) accomplit la ‘Oumra Al-Qa’dah, il envoya en avant les armes qu’il avait confiées à Bachir Bin Sa’d. Voici des explications sur la ‘Oumra Al-Qa’dah. [Les musulmans] n’avaient pas pu accomplir la ‘Oumra [l’année du] pacte de Houdaybiya. Selon une condition du traité, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) pourrait accomplir la ‘Oumra l’année d’ensuite et résider à La Mecque durant trois jours. En accord à cette condition, il décida d’accomplir la ‘Oumra au cours du mois de Dhoul Qa’dah en l’an 7 de l’hégire et il annonça que tous ceux qui étaient présents à Houdaybiya l’année précédente devaient l’accompagner. Tous l’on fait, hormis ceux qui étaient tombés en martyrs lors de la bataille de Khaybar ou ceux qui étaient morts. Pourquoi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait-il envoyé les armes en avance avant de partir pour la ‘Oumra ? La raison était que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) n’avait pas confiance que les mécréants allaient respecter leur promesse ; c’est pour cette raison qu’il s’était préparé au combat en prenant les armes qu’il pouvait emporter. En partant il nomma Abou Ghaffari chef de Médine et il partit vers La Mecque avec deux mille musulmans, dont cent cavaliers et soixante chameaux pour le sacrifice.

Les mécréants furent apeurés quand ils surent que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) venait à La Mecque armé et avec son matériel de guerre. Ils envoyèrent quelques individus pour s’enquérir de la situation à Marra Zahran. Les Mecquois rencontrèrent Muhammad Bin Maslama, qui était le chef des cavaliers : celui-ci les rassura que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) entrerait à La Mecque sans armes, comme stipulé dans le traité. Les mécréants furent rassurés d’entendre la nouvelle. Lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) arriva au lieu appelé Yazij, situé à environ 8 miles de La Mecque, il y laissa les armes sous la garde de Bachir Bin Sa’d et de quelques compagnons et se rendit à La Mecque avec une seule épée. Il avança vers l’enceinte de la Ka’aba avec ses compagnons en récitant Labbaik. Lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) entra dans la cour de la Ka’bah, certains mécréants, bouillant de rage, ne purent endurer la scène des musulmans faisant le Tawaf et partirent se réfugier sur les montagnes.

Mais quelques mécréants s’étaient réunis à la Dar al-Nadwah, leur lieu de conseil. Ils écarquillèrent les yeux et regardèrent ces musulmans ivres de l’unicité de Dieu qui faisaient le tour de la Ka’bah.

Ils se dirent : « Quel Tawaf pourront-ils faire ? La faim et la fièvre de Médine les a anéantis. C’est un peuple qui est très affaibli. » Le Saint Prophète porta son châle d’une telle manière que son épaule et son bras droit étaient apparents et il déclara : « Ô Dieu, répands Ta grâce sur celui qui manifestera sa force devant ces mécréants. »

Les mécréants proféraient des moqueries, qui arrivèrent aux oreilles du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; celui-ci demanda aux compagnons de montrer leur force aux mécréants en n’exposant pas les parties affaiblies de leurs corps mais les parties bien portantes et solides ainsi que leurs larges épaules. Ensuite, accompagnés de ses compagnons, le Saint Prophète fit les trois premiers tours de la Ka’bah ; tous remuaient leurs épaules et marchaient vigoureusement, [selon un style] qu’on appelle Ramal en langue arabe. Cette pratique est toujours en vigueur aujourd’hui, et elle perdurera jusqu’au Jour Dernier. Toute personne qui fait le Tawaf, pratique le Ramal pendant les trois premiers tours. »

Voici la raison pour laquelle il marcha [rapidement] durant les premiers [Tawafs].

Combien d’Oumras le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a-t-il accomplies ? Selon un hadith d’Al-Boukhari, Anas (r.a.) relate que le Prophète Muhammad (s.a.w.) avait accompli quatre Oumras. La ‘Oumra Houdaybiya au cours du mois de Dhoul-Qa’da est comptée parmi les ‘Oumras, bien qu’elle n’ait pas été complétée, mais comme les musulmans avaient procédé aux sacrifices sur place, et qu’ils avaient rasé leurs cheveux, certains l’ont pris en compte. L’année d’ensuite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a accompli sa deuxième ‘Oumra au cours du mois de Dhoul Qa’dah lorsqu’il s’est réconcilié avec les Mecquois. Ensuite on rapporte qu’il a accompli une autre ‘Oumra lorsqu’il a partagé les butins de la bataille de Hounain. Le rapporteur avait également demandé combien de Hajjs le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait accompli. Anas répondit : « Il n’avait fait qu’un seul pèlerinage et il en avait également profité pour faire la ‘Oumra. » Ainsi certains affirment qu’il avait accompli quatre ‘Oumras, tandis que d’autres disent qu’il en avait deux.

Bachir bin Sa’d était le premier homme des Ansar à avoir prêté allégeance à Abou Bakr As-Siddiq le jour de Saqifa Bani Sa’ida, un lieu où les gens des Banou Khazraj avaient pour coutume de se réunir à Médine. Il s’agissait d’une salle ou bien d’un endroit couvert selon les normes de leur époque. Après le décès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), les gens des Banou Khazraj avaient organisé une assemblée à Saqifa Bani Sa’ida à Médine au sujet de la succession du Saint Prophète.

‘Oumar fut informé de la tenue de cette conférence. On se préoccupait que des troubles ne se répandissent du côté des hypocrites et des Ansar. Sur ce, ‘Oumar al-Farouq emmena Abou Bakr as-Siddiq à Saqifa Bani Sa’ida. En arrivant sur place, ils apprirent que les gens des Banou Khazraj revendiquaient la succession et que les Banou Aws s’y opposaient. Les deux tribus étaient des tribus d’Ansar, de Médine. Un compagnon Ansari rappela cette parole du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Les commandants viendront des Qouraich. ». Cela eut de l’effet sur le cœur de la plupart des personnes qui étaient impliquées dans cette dispute. Les Ansar retirèrent leurs demandes et firent tous aussitôt la Bai’ah sur la main d’Abou Bakr, le reconnaissant comme Calife. Mais en dépit de cela, pendant trois jours Abou Bakr as-Siddiq fit annoncer qu’ils étaient libres concernant la Bai’ah qui eut lieu à Saqifa Bani Sa’ida, et que si une personne avait des objections à cet égard elle pouvait les manifester. Mais personne n’y objecta. Ceci est tiré de l’ouvrage du docteur Hamidoullah. Mais on en trouve une version plus détaillée.

Lorsque cet événement eut lieu et que les hypocrites échauffaient les esprits des Ansar, ‘Oumar arriva sur place en compagnie d’Abou Bakr as-Siddiq. À son arrivée, les Ansar lui firent part de leur opinion. En réponse, Abou Bakr as-Siddiq leur fit également part de la sienne. Tout ce déroulé démontre que les Ansar et les Mouhajirin ne se souciaient que de l’intérêt de l’islam. Alors que les hypocrites ne cherchaient qu’à fomenter le désordre. À l’opposé, les croyants de parmi les Ansar ne pensaient qu’à l’intérêt de l’islam, considérant qu’il était essentiel de désigner un Calife ou un Imam, peu importe qu’il soit nommé de parmi les Ansar ou les Mouhajirin (émigrants), et ils souhaitaient l’établissement d’un califat après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ils ne souhaitaient guère passer ne serait-ce qu’une journée sans une communauté, et sans un Emir. Ainsi l’une des propositions qui a été faite était d’élire un Emir de parmi les Ansar, et une autre était d’élire un Emir de parmi les Mouhajirin (émigrants), car hormis ces deux groupes, l’Arabie n’accepterait la gouvernance de personne d’autre. Une autre proposition était d’élire deux Emirs, un des Ansar, et un autre parmi les Qurayshites. Face à ces propositions, les Mouhajirin ont dit aux Ansar qu’il est important que l’Emir soit élu de parmi les Qouraychites, et pour étayer leur argument ils ont présenté cette prophétie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) relative à l’établissement du Califat qui devait être choisi de parmi les Qouraychites, que j’ai mentionnée : « Les imams feront partie des Qouraychites. »

En s’adressant aux Ansar, Abou ‘Oubaidah bin Jarrah déclara : « Ô Ansar de Médine, vous êtes ceux qui étaient toujours le plus en avant pour servir la religion. Aujourd’hui ne soyez pas de ceux qui la corrompent et lui portent préjudice. Ne déclarez pas que l’Emir doit être élu de parmi les Ansar, ou qu’il doit y avoir deux Emirs ! » Les Ansar ont été très touchés par ce message empli de vérité, et Bachir bin Sa’d, qui était parmi eux et dont je suis en train de faire mention, se leva, et s’adressant aux Ansar, déclara : « Ô Ansar, par Allah, bien que nous soyons supérieurs aux Mouhajirin concernant le Jihad pour la foi contre les mécréants, nous ne l’avions fait que pour le contentement divin, en obéissance au Prophète et pour notre réforme personnelle. Il ne nous sied guère de faire preuve de fierté, et qu’en échange du service rendu à la religion, nous désirions une récompense empreinte de l’odeur nauséabonde des choses mondaines. Notre récompense se trouve auprès d’Allah l’Exalté, et Il nous suffit. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) faisait partie des Qouraychites, et le califat leur appartient de droit. Qu’Allah nous préserve de toute dispute avec eux. Ô Ansar, ayez la crainte de Dieu, et ne vous opposez pas aux Mouhajirin. »

Après ce discours, Habab bin Mundhir commença à parler de l’importance des Ansar, mais ‘Oumar reprit en main la situation.

Je vous présente simplement un résumé de l’événement. Il prit la main d’Abou Bakr et déclara que ce dernier accepterait leur allégeance. Il fit aussitôt la Bai’ah sur la main de Abou Bakr, et dit : « O Abou Bakr, le Saint Prophète vous avez ordonné de diriger les prières ; vous êtes le Calife d’Allah. Nous vous prêtons allégeance car vous étiez le plus aimé de nous tous par le Saint Prophète. Après ‘Oumar, Abou ‘Oubaidah bin Jarrah fit la Bai’ah, et ensuite Bachir bin Sa’d de parmi les Ansar, qui fut suivi par Zaid bin Thabit al-Ansari, et agrippant la main d’Abou Bakr, il s’adressa aux Ansar, et leur demanda de lui prêter allégeance. Les Ansar obtempérèrent. Cette Bai’ah est célébrée dans la littérature islamique sous le nom de Bai’at al-Saqifa et al-Bai’at al-Khassa.

Abou Mas’oud al-Ansari déclare : « Une fois nous étions dans l’assemblée de Sa’d bin ‘Oubadah, et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) vint nous rendre visite. Bachir bin Sa’d lui demanda : « Allah l’Exalté nous a enjoints d’envoyer des salutations sur vous, comment devons-nous le faire ? ». Les rapporteurs déclarent que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) garda le silence face à cette question. Il était resté silencieux pendant un long moment au point où les rapporteurs ont déclaré qu’ils regrettèrent que la question lui fût posée. Ensuite le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) déclara : « Ayez pour coutume de réciter ceci :

اللهم صل على ال محمد كما صليت علي ال ابراهيم وبارك على محمد وعلى ال محمد كما باركت على ال براهيم في العالمين انك حميد مجيد

Répandez vos salutations comme il vous l’a été enseigné.

Je termine la mention des compagnons pour aujourd’hui.

Je souhaite faire une requête de prière. Ces derniers jours les préparations de la Jalsa du Bangladesh étaient en cours dans une ville appelée Ahmad Nagar. Mais les oulémas, il faudrait plutôt dire les pseudo-oulémas, et les opposants ont soulevé un tollé.  Ils ont demandé au gouvernement d’interdire la tenue de la Jalsa, mais lorsque l’Etat a rejeté leur demande, les protestants ont attaqué les foyers et les commerces des ahmadis, ils ont brûlé quelques maisons, et pillé et brûlé certains commerces. Des ahmadis ont également été blessés. Priez qu’Allah le Très-Haut améliore la situation, et qu’Il accorde également une guérison rapide et complète aux blessées, qu’Il leur permette de couvrir leurs pertes, et d’organiser leur Jalsa en paix lorsqu’une nouvelle date sera fixée.

Après la prière je dirigerai la prière funéraire de Siddiqa Begum Saheba, qui habitait à Duniya Pur au Pakistan. Elle était la mère de Laiq Ahmad Mushtaq Saheb, missionnaire en chef [d’un pays] de l’Amérique du sud. Elle était la femme de Sheikh Muzaffar Ahmad Saheb. Elle décéda le 1er février à l’âge de 74 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun. Son grand-père Sheikh Mohammad Sultan Saheb était le premier ahmadi de sa famille : il avait fait la bai’ah en 1897 à l’âge de 24 ans. La défunte s’était mariée le 28 août 1964, et toute sa vie durant elle était une épouse exemplaire. Bien que les revenus du foyer aient été modestes, elle a mené une vie respectable, et elle s’est occupée de ses enfants ainsi que des mariages de ses beaux-frères et de ses belles-sœurs. Elle donnait toujours préséance au bien-être des autres sur le sien. Elle était régulière dans ses prières, dans ses jeûnes, et dans les supplications. Elle était humble et conviviale. Elle était de nature simple et soucieuse des pauvres. Elle était une femme pieuse et sincère.

La défunte récitait régulièrement le Saint Coran, et elle a également eu l’opportunité d’enseigner la lecture du Saint Coran à des enfants ahmadis et non-ahmadis. Faisant appel à un Hafiz à ses frais, elle a fait mémoriser le Saint Coran à l’une de ses filles, et à deux de ses fils. Elle avait un grand amour pour le Saint Coran. À Duniya Pur, elle a eu l’opportunité de servir en tant que présidente de la Lajna [Imaillah], secrétaire des finances, et secrétaire de la publication. Elle avait une relation étroite avec le Califat. Elle était membre du système de la Wassiyyah. Elle laisse derrière elle son mari, ses deux filles, et ses cinq fils. Deux de ses fils ont dédié leur vie, dont l’un est, comme je l’ai mentionné, Laiq Ahmad Mushtaq Saheb, qui est missionnaire en Chef au Suriname en Amérique du Sud. Il n’a pas pu se rendre au Pakistan lors du décès de sa mère. Son deuxième fils, Mohammad Waleed Ahmad, est missionnaire. Il est également au Pakistan, où il a l’opportunité de servir la communauté. L’un de ses beaux-fils Mohammad Ahmad Khalid Saheb, est missionnaire et sert au Pakistan, à Rabwah dans l’Islah-o-Irshad central. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard de la défunte, qu’Il exalte son rang, qu’Il permette à ses enfants de perpétuer ses actes de piété, et qu’Il accepte leurs prières en sa faveur.

(Le site www.khuddam.fr prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)© Tous droits réservés - 2016 - Site officiel de la Majlis Khouddam ul Ahmadiyya de France


Promesse d'un Khadim

اَشْھَدُ اَنْ لَّا اِلٰہَ اِلَّا اللّٰہُ
وَحْدَہٗ لَا شَرِیْکَ لَہٗ
 وَاَشْھَدُ اَنَّ مُحَمَّدً ا
  
ٗعَبْدُ ہٗ وَرَسُولُہ

Je jure solennellement que je serai toujours prêt à sacrifier ma vie, mes biens, mon temps et mon honneur pour la cause de ma foi, de mon pays et de ma communauté. De même je serai toujours prêt à offrir n'importe quel sacrifice pour maintenir l'institution du Califat. Et je considère essentiel de me soumettre à toutes décisions et ordres conformes aux préceptes Islamique que me donnerai le Calife regnant.